La consommation de fruits et légumes cultivés en zones urbaines représente-t-elle un risque pour notre santé ? C’est la question que s’est posée Ganga Hettiarachchi de l’université de l’État du Kansas. Les scientifiques se sont ainsi penchés sur le sujet et démontrent que la plupart des légumes peuvent malgré tout être consommés sans problèmes, en veillant à prendre quelques précautions…
Pour bien comprendre comment réduire l’assimilation des polluants par les légumes, il existe différentes techniques d’horticulture à appliquer selon les scientifiques. Ceux-ci ont passé en revue différents types de produits verts: les tomates, choux ou encore carottes et ont publié leurs résultats dans le Journal of Environmental Quality.
Ganga Hettiarachchi explique ainsi:
« Les légumes-fruits, les légumes à feuilles et les légumes-racines absorbent les substances nutritives et accumulent les polluants différemment, c’est pourquoi nous avons testé ces trois types de plantations »
La plupart des légumes cultivés affichaient des taux assez bas de « substances contaminées », cependant la carotte semblait présenter certains problèmes…
Les carottes, ces légumes-racines qui prennent vie et se développent à même la terre, font partie des produits à éviter selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture. En effet, les légumes-racines absorbent une important quantité de plomb. Le professeur Hettiarachchi tient malgré tout à tempérer les débats :
» Personne ne va se nourrir de carottes à tous ses repas pendant 365 jours par an ! «
Elle conseille d’opter pour des petits bacs contenant du terreau propre, afin d’éviter les risques de contamination par le sol. L’ironie pourtant, c’est que le plomb et l’arsenic (analysés durant cette étude) sont présents naturellement dans les sols. Les carburants, l’exposition aux peintures, aux pesticides ou encore aux conservateurs de différentes sortes ( présents en nombre dans les villes ) augmentent simplement leur concentration dans la terre.
» Un lavage méticuleux est sans conteste la clé. Le savon n’est même pas nécessaire si vous nettoyez bien la terre visible sur les légumes avec de l’eau dans votre cuisine. Le plus important est de s’assurer qu’on ne consomme pas de terre par inadvertance. «
» Il est facile de voir qu’en ajoutant simplement du compost au sol contaminé, on peut en accroître le volume et diluer son taux de contamination, note la chercheuse. En plus du compost en ville, l’amateur de jardinage peut aussi ajouter du terreau propre pour aider à diluer les taux de contamination. «
» La chimie des sols est complexe et il est nécessaire de comprendre que même en présence de polluants, il existe de nombreux facteurs, notamment ceux liés aux plantations, qui déterminent s’ils seront absorbés par les légumes. »
La culture en intérieur, notamment en ville, peut être une solution intéressante pour les jardiniers modernes !
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