La culture hors sol est une pratique tout à fait avantageuse qui permet d’économiser jusqu’à 10 fois plus d’eau par rapport à la méthode traditionnelle. L’hôtel Mercure, situé à proximité de la capitale française, s’adonne à ce mode de culture avec son potager vertical, de 350 m², installé sur son toit. Afin de satisfaire au mieux ses nombreux clients tout en répondant aux normes de qualité en milieu urbain, l’établissement propose ainsi des produits de choix fraîchement cueillis… sur son toit !
L’hôtel Mercure situé à Boulogne-Billancourt en Hauts-de-Seine dispose d’une multitude de produits, des fruits comme des légumes, dans son potager agencé au niveau du toit. Un cadre exceptionnel où sont plantés des tomates, des aubergines, des salades et bien d’autres aliments. Il s’agit d’une ferme aéroponique d’une superficie totale de 350 m² qui permet de consommer environ 10 fois moins d’eau en comparaison de la culture classique. Cette initiative des plus surprenantes a été mise en œuvre grâce au partenariat du groupe AccorInvest et de la start-up Agripolis, établissement spécialisé dans l’agriculture urbaine.
Pas moins de 216 colonnes en PVC sont installées au sein du potager, chacune pouvant accueillir respectivement 52 pots de fruits et légumes différents. Ces colonnes sont suspendues sur une structure faite en bambou, et l’ensemble du système se trouve alimenté par un mécanisme de pompe appuyé par un bac rempli d’eau et de divers nutriments. L’eau servant à entretenir le potager passe dans chacun des pots puis sera reconduit vers le bac initial via un système de tuyauterie. Tout cet ensemble constitue un circuit fermé permettant une économie conséquente. Selon la responsable développement durable d’AccorInvest, Caroline Ebran, « c’est une de nos réalisations les plus productives et innovantes ».
Durant ses meilleurs jours, particulièrement pendant la saison chaude, le potager parvient à produire jusqu’à 70 kg de tomates par semaine. 25 % de la production se retrouve ainsi dans les délicieux plats concoctés par les cuisiniers de l’hôtel Mercure. Caroline Ebran souligne d’ailleurs que « les clients bénéficient de produits ultra frais cueillis le jour même. Deux heures plus tard, ils les retrouvent dans leur assiette ».
Si le quart de la production est destiné à la consommation des clients de l’hôtel Mercure, le reste des produits sera revendu aux habitants du quartier. Les aliments sont commercialisés quotidiennement dans des paniers par le groupe Agripolis. Ils précisent d’ailleurs « nous n’en sommes qu’au début, il faut surveiller constamment si toutes les colonnes sont bien alimentées en eau. En plus, nous n’utilisons ni engrais chimiques ni pesticides, cela demande une vraie attention ».
Le groupe AccorInvest ne prévoit aucunement de devenir autosuffisant en matière de produits alimentaires car, comme l’explique la responsable, « avec notre restaurant qui sert chaque jour plus de 200 couverts, ce serait absurde. Nous souhaitons sensibiliser nos clients et nos collaborateurs au fait que ce qu’ils ont dans leur assiette, ce qui compose leur salade du déjeuner, a été produit sur le toit ». Tout ceci conforte l’implication du groupe dans les enjeux majeurs de notre société, à savoir l’alimentation de demain dans les zones urbaines.
Source : http://www.novethic.fr
Photo : leparisien.fr
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